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| Ethologie comportementale des soins |
Ethologie comportementale des soins
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Nous partons de ceci.
Nos sensations sont à l'origine de nos émotions fondamentales. Ces émotions sont elles même la base de nos sentiments, c'est à dire de notre façon d'être présent à nous-mêmes et au monde où nous vivons.
Selon nous, toute perturbation de cela tend à se traduire par une pathologie mentale ou physique, tant au niveau du soignant que du soigné. (voir exemple 3 dans formations). |
En particulier, dès qu'il s'agit de soins, L'EHC est très attentive aux interactions avec notre environnement personnel, familial et social et à son expansion majeure qu'est la rencontre de personnes d'une même culture ou d'autres cultures. Mais elle accorde aussi une importance équivalente aux signes corporels les plus simples d'expression des comportements humains associés aux transitions d'état d'une situation de maladie vers une situation de santé.
A partir du moment où le raisonnement et les justifications interviennent, c'est quelque part qu'il y a eu échec des émotions et que ces dernières n'ont pu s'exprimer dans des comportements adaptés. En parler est utile certes, mais l'EHC s'arrête là ou commence le travail des philosophes, des psychologues et des psychiatres.
Dans certaines situations il suffit parfois de changer un seul geste ou comportement perturbateur (ou de modifier quelques petites choses dans l'environnement) pour retrouver un équilibre là où l'action de la parole ou de l'idée seules sont inefficaces.
L'objectif majeur est donc de découvrir cela, et d'agir au niveau corporel qui permet de résoudre, c'est à dire de transformer par le geste et le comportement requis, ce qui était un échec global en une réussite partielle (le petit geste). Le fait de corporaliser cette "embryon" de réussite enclanche un mouvement de réorganisation plus vaste qui échappe la plupart du temps à l'analyse. Mais cela fonctionne.
"Peu importe le médecin pourvu que le malade guérisse" (attribué à Hippocrate)
On peut nous reprocher cela. Le fait de ne pas théoriser. Mais c'est ce choix initial qui est précisément notre méthodologie. En quelque sorte c'est n'en avoir aucune (où si l'on préfère d'en inventer une pour chaque nouvelle situation).
C'est que, selon nous, la vie ne repasse jamais par le même chemin. Quand on parle d'un vécu, c'est du déjà vécu. Vouloir revivre du déjà vécu est absurde.
Toute thérapie passe par un "vivant" émotionnel en train de se vivre. Le mot "vivance" pourrait convenir.
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