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L'analogie de la ligne droite :

L'analogie de la ligne droite :

Dans ce cas, l'axiome est celui de la ligne droite posée comme étant le plus court chemin d'un point à un autre. Cela a permis de construire le monde ou je vis, en ce moment. Les constructions y sont construites au niveau et au fil à plomb. Et le nombre "pi" relie le côté d'un carré au diamètre du cercle. Les angles droits prédominent. La vitesse qui permet d'aller le plus vite possible d'un point à un autre y est valorisée.

Qu'en aurait-il été si l'axiome avait été celui de la ligne courbe comme plus court chemin entre deux points. Cela aurait été plus raisonnable puisque sur notre bonne vieille terre, le chemin le plus court du pôle nord au pôle sud demeure une courbe.

Si l'on s'autorise à rêver, nos habitations auraient peut-être ressemblé davantage à des cases africaines. Les murs onduleraient. Et le temps préféré serait peut-être le moins rapide, le temps du promeneur qui prend son temps, plutôt que celui du randonneur qui va le plus vite possible d'un point à un autre.

Peut-être aurions nous encouragé la marche, la rêverie, la sous-production (si sous produire suffit, pourquoi pas ?), l'attention à l'environnement courbe plutôt qu'à l'environnement carré.
C'est une analogie que nous essayons de ressentir dans l'analyse des changements d'état d'un comportement. Cela nous oblige à basculer radicalement dans d'autres formes d'appréhension de la réalité. La sensibilité en tant qu'aptitude à réagir à un environnement présent et réel nous semble plus "ronde" et la raison plus "carrée". Donc nous nous entraînons à solliciter un peu plus de rondeur quand c'est trop anguleux. Cela nécessite l'acquisition de réflexes d'analyse "sensorialisés" car là encore, il importe de réagir au moment même où la transition d'état se produit.
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CEHC - Collectif d'éthologie humaine comportementale - La ligne droite