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Le comportement enfantin :

Le comportement enfantin

APPRENDRE DU COMPORTEMENT ENFANTIN
 Choisir le comportement adapté serait assez facilement théorisable en s'appuyant sur l'observation que l'être vivant se rapproche instinctivement de ce qui lui plaît et s'éloigne tout aussi instinctivement de ce qui lui déplaît.

Quand les choix sont les bons, il y a plaisir et santé, et quand ils sont inadaptés, il y a douleur et maladie (en éducation cela a été dévié en récompense quand cela va dans le sens prédeterminé et en punition quand cela s'en éloigne). Cela aide mais ne suffit pas.

Car le problème demeure que nos sensations semblent passer en permanence du coq à l'âne suivant les variations de l'air du temps, qu'elles paraissent ne répondre à aucune logique connue, qu'elles oscillent et s'interfèrent de telle sorte que les modèles trop rationnels ne conviennent pas.
 


Alors?

Le modèle enfantin est un bon début. L'enfant ose le mouvement chaotique du charivari émotionnel, y perçoit les flux et reflux qui l'animent ou le contrarient et s'y laisse aller en toute confiance en sachant instinctivement que les solutions s'y trouvent au moment même où il en a besoin.

Il y réagit et s'y adapte qu'elle viennent de l'extérieur (ses parents et proches), de son environnement (variations physiques et sensorielles) ou de lui même (ses capacités d'interactions).

Cela, je sais le favoriser chez d'autres ou le faire pour moi-même mais le transmettre est une autre paire de manches.

En fait c'est un processus qui s'acquiert à la façon d'un enfant qui apprend, par exemple, à marcher. Il se traîne, expérimente le quatre pattes, se lève, recherche un équilibre précaire, tombe, pleure, se relève, s'étonne ou rit, évite ou non les obstacles etc., puis s'endort épuisé. Et à un moment, il marche !

De ce point de vue l'EHC apprend beaucoup de cette simple observation du comportement enfantin.
Regarder rire, pleurer, dormir, manger etc. un enfant "à plein corps" nous permet de renouer, de réapprendre notre vrai rire, pleur, sommeil etc. (ou de désapprendre notre part de faux si l'on préfère). L'enfant n'a pas tout juste mais nous non plus. Etre ainsi en va et vient permanent revient à en faire une méthodologie active.
Ce qui précède est un exemple de ce qui vient d'être décri, c'est à dire accepter, tout en étant parfaitement capable de marcher droit, de se laisser aller au mouvement plus chaotique du promeneur (contrairement au randonneur qui va, le plus rapidement possible d'un point à un autre).
C'est cette pensée fluctuante, alimentée par les savoirs acquis, qui devient alors productrice de sens nouveaux, innattendus et inventifs. La démarche d'acquisition de ce qui est connu est nécessaire mais il n'en demeure pas moins que cette seule démarche ne suffit pas, si l'on veut éviter de tourner en rond. Parfois la démarche doit être désapprise puis réincorporée, réappropriée, en tout cas modifiée, après avoir effectué le ménage des outils conceptuels abimés, trop encombrants voire inadaptés ou inutilisables.
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CEHC - Collectif d'éthologie humaine comportementale - Le modèle enfantin